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Digital Image Correlation : De quoi parle-t-on ?

Sébastien Duchesne
Sébastien Duchesne |

La Digital Image Correlation ... Une technologie avec laquelle on vous rebat les oreilles depuis bien longtemps maintenant chez MECATEST. Mais ça consiste en quoi exactement cette DIC (Corrélation d'Images Numériques en français) ? Et pourquoi on pense que ça peut changer beaucoup de choses pour de nombreux industriels ? On vous explique tout dans cet article, version ... accélérée. Plus d'infos ? Laissez-nous un petit message en cliquant sur le bouton ci-dessous !

 

Le problème de base

Le problème des contraintes mécaniques, c'est qu'elles ne se voient pas. Quand vous regardez une structure, rien ne vous dit quelles sont les zones de matière qui sont fortement sollicitées et celles qui ne "travaillent" pas mécaniquement. La matière ne devient pas rouge ou verte en fonction de ses sollicitations ni quand vous la dessinez ni quand vous la mettez en service. Ça va peut-être casser, mais a priori on ne sait pas où ..

Alors pour ça on a on a "inventé" les calculs mécaniques et la simulation numérique (par exemple par éléments finis). On fait des hypothèses, et on simule mathématiquement le comportement de notre l'ensemble pour faire apparaître les zones à problèmes, le re-concevoir ou optimiser son design.

pelle1 avantage évident :

  • La modélisation peut être réalisée avant toute réalisation physique de la structure ou même d'un prototype.

2 inconvénients importants :

  • Plus on prend d'hypothèses en compte plus ça coûte cher et moins le degré de confiance à accorder aux résultats est élevé ;
  • On ne sait jamais (ou bien trop tard) si la simulation était représentative de ce qui se passe dans la réalité.

Autres possibilités pour "mesurer" la réalité physique : les jauges de contraintes et/ou accéléromètres. Très utilisés dans l'industrie depuis de nombreuses années, ils ont l'inconvénient de perturber localement la matière (mesures intrusives), d'être parfois complexes à installer, et surtout de n'effectuer la mesure qu'en un point ! D'où la tentation d'en disposer beaucoup pour obtenir une vue globale du comportement mécanique.

Le concept de la DIC

La DIC, c'est de la photographie (ou du cinéma, selon votre échelle de temps !).

La Corrélation d'Images Numériques propose de faire apparaître les déformations et contraintes dans les structures en "prenant des photos" d'elle sous charge, et en les comparant à une image de référence.

 

DIC GIFÀ la croisée de la mécanique, de l’optique et du traitement d’image, la DIC permet littéralement de voir la déformation d’un matériau, sans contact, avec une précision impressionnante, et de manière globale (comme des centaines de jauges, accéléromètres ou capteurs en tout genre le feraient). C'est donc une mesure non intrusive et assez légère de mise en œuvre.

Avantage important et non des moindres, la DIC permet de vérifier la pertinence des simulations en superposant la réalité mesurée aux résultats de calcul !

Pas de limite en temps, pas de limite en espace

La DIC traite des images. Point final.

Que ces images soient espacées d'une milliseconde ou de 5 ans, qu'elles représentent des bactéries ou des viaducs d'échangeurs autoroutiers n'a aucun impact sur la méthode.

Vous pouvez faire apparaître les déformations réelles de la matière sur tout type de structure et au cours de n'importe quel phénomène, pour peu que vous soyez en mesure de prendre des images.

Les limites de la méthode

Et prendre des images implique plusieurs choses :

  • Il faut pouvoir disposer une caméra ou un appareil photo devant l'objet,
  • Il faut des appareils et des objectifs adaptés à la précision des résultats souhaités,
  • Il faut assez de lumière pour prendre des images de bonne qualité,
  • Il faut une image "de référence".

Donc bien sûr, la DIC ne peut pas s'appliquer à TOUS les sujets de la mécanique, mais elle est souvent plus pertinente que les autres méthodes quand le sujet s'y prête. 

Les applications pratiques

La DIC est très en vogue au moment où nous écrivons cet article (2026) et de nombreux industriels commencent à s'équiper rapidement, découvrant régulièrement de nouveaux cas d'usages potentiels.

Le succès de la DIC est notamment porté par : 

  • les progrès en termes de résolution des caméras (les téléphones modernes proposent classiquement 48 millions de pixels),
  • les capacités accrues des cloud privés et publics pour le stockage des images,
  • la légèreté de mise en œuvre de ce moyen de mesure non intrusif.

Voici ci-dessous quelques exemples de mesures de déformations ou de contraintes prises par Digital Image Corrélation qui pourront peut-être vous inspirer pour vos applications.

 

On espère que ça vous aura donné envie pour en apprendre plus sur les véritables phénomènes mécaniques à l'œuvre à l'intérieur de vos produits. Pour discuter ensemble rapidement des idées qui vous viennent et de leur faisabilité, cliquez ici :

A bientôt !

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